Le bonheur selon Violaine de Beler

J’ai le plaisir d’accueillir Violaine de Beler sur Le Bonheur À La Loupe. Cheffe cuisinière et cheffe d’entreprise, elle a crée La belle Intendance qui propose des livraisons de déjeuners sains et gourmands pour les pauses repas des salariés ou pour de l’évènementiel. Cette grande passionnée nous partage sa rencontre avec la cuisine, son retour au source dans le Sud et la grande force qu’elle puise dans sa spiritualité. Inspirante et ultra créative, Violaine a accepté de me partager un bout de sa vie d’entrepreneure et de sa vision du bonheur.

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Violaine, j’ai 32 ans, je suis cuisinière et j’habite entre Toulouse et Pechbonnieu. Je suis en couple et je n’ai pas d’enfants. Je suis en train de monter mon entreprise.

Quelle est cette entreprise ?

Elle s’appelle La Belle Intendance. C’est un service de livraison de déjeuners pour des salariés d’entreprise ou pour des événementiels. Je propose des plats à partager qui sont cuisinés avec des produits exclusivement de la région de l’Occitanie. Je travaille par exemple la lentille rose du Lauraguais, le pois chiche du Tarn, l’ostiu qui est notre feta locale à base de chèvre. On a la chance d’avoir des légumes extraordinaires. Je redécouvre les produits locaux et j’adore. Mon objectif donc est de créer une expérience culinaire en fusionnant les saveurs que j’ai découvertes au travers de mes différents voyages comme le gingembre, la sauce soja, le tahin, du zaatar qui vient d’Israël et celle de notre région. Je fais des plats gourmands à partager. L’idée est que chacun puisse se servir de la quantité dont il a envie.

La belle intendance

Le partage est la raison d’être de La Belle Intendance. Je déteste l’idée qu’une personne se retrouve à manger seule face à son ordinateur. Le repas est un moment de convivialité, de partage et c’est ce que je veux transmettre avec ma cuisine.

Je me sers de contenants 100 % consignés. Ils sont fabriqués en inox et je trouve que cette matière a plusieurs avantages : l’hygiène, c’est un excellent protecteur thermique (il permet de garder les aliments au frais l’été et au chaud l’hiver) et c’est esthétique contrairement au plastique par exemple. Je livre donc les déjeuners pour minimum 4 personnes, puis je récupère la consigne l’après-midi ou le lendemain. Je cuisine essentiellement des plats végétariens. Je propose des entrées à base de viande ou de poissons. Je vais travailler la volaille, le canard, la truite des Pyrénées.

J’ai aussi fait un partenariat dernièrement avec une cheffe charcutière qui m’a préparé d’excellents pâtés en croûte. Je laisse le choix à mes clients, tout en gardant le principe de diminuer l’apport en protéine animale. Finalement, l’idée n’est pas de devenir végétarien, je ne le suis pas. J’aime la cuisine végétarienne parce que je trouve qu’elle met les légumes en valeur. Je pâtisse des desserts de « voyage », qui se transporte bien comme des cakes au citron, des banana bred, des babkas.

Comment est naît ta passion pour la cuisine ?

Ce n’est pas venu tout de suite. Ce n’est pas quelque chose qui me vient de ma famille et au contraire ! Mes parents ne cuisinaient pas trop et c’était toujours un peu moyen ! (rires) Une année, ma mère a acheté un Thermomix. À l’époque, ce n’était pas un appareil qu’on retrouvait souvent dans les cuisines. Il était livré avec un livre de recettes. En un été, j’ai testé toutes les recettes du livre. C’est à ce moment-là que j’ai eu la révélation. J’ai trouvé ça génial ! Finalement, j’ai commencé à aimer la cuisine grâce au Thermomix ! Ce qui m’a plu c’était le moment où j’apportais mes plats sur la table et de voir le sourire des gens.

Ce que j’aime dans la cuisine c’est d’être dans l’instant présent, de toucher, de manipuler, d’être dans l’action, d’être dans ce que je fais.

Ça m’aide beaucoup à me concentrer aussi. En ce qui concerne mon parcours, j’ai fait des études littéraires et j’ai continué par des études de droit. J’ai beaucoup aimé ces 5 années, ça m’a beaucoup appris, notamment en termes de culture générale. Ça m’a beaucoup cadré aussi ! Plus le temps passait et moins je savais ce que je voulais faire. Je savais en revanche ce que je ne voulais pas faire. Je ne voulais pas être derrière un ordinateur, assise sur une chaise toute la journée. J’ai fini par repenser aux moments que j’avais vécu dans ma cuisine, ces moments de partage en famille. Finalement, j’ai réalisé que la cuisine correspondait parfaitement à ma personnalité. Il n’était pas question de routine, d’être derrière un ordinateur. 

J’ai besoin de m’amuser quand je travaille et c’est d’ailleurs pour moi plus important que le reste. J’aime que la créativité soit au cœur de mon métier. Partir d’un produit brut et en faire un plat élaboré, c’est un processus que j’aime, qui m’amuse et me passionne !

Donc en plein milieu de mon master 1, j’ai appelé mes parents et je leur ai dit que je n’irais pas à mon examen. Finalement, j’étais tellement sûre de moi qu’ils n’ont pas trop insisté. Ils ont été top ! La seule condition qu’ils m’ont imposée est que je devais faire un stage de 6 mois pour m’assurer que la cuisine était vraiment ce qu’il me fallait et je devais me financer mes études seule. J’ai donc fait un stage dans un restaurant qui m’a conforté dans mon idée et j’ai fait un emprunt pour me payer mes études.

Violaine de Beler

Ça m’a beaucoup responsabilisé et ça m’a appris la persévérance.

Je me suis dit, quitte à reprendre mes études à zéro, autant viser le top du top en termes d’école. J’ai choisi Ferrandi Paris. J’ai passé le concours et j’ai été prise. Ce que j’ai aimé dans cette école c’est que cette école est très accès entrepreneuriat, contrairement aux autres. Elle appartient à la CCI de Paris, c’est le même groupe que HEC. J’ai appris la création/reprise de restaurants, la création d’un business plan. 

Pendant un an, j’ai bossé sur la création d’un business plan fictif que j’ai présenté devant un jury professionnel à la fin de l’année. Et en parallèle, j’ai appris la cuisine avec des chefs et des professeurs extraordinaires, un carnet d’adresses de dingue. 

Violaine de Beler

J’ai aussi été rattrapé par la réalité du métier. C’est difficile physiquement et mentalement. Je me suis toujours dit que la vie est bien faite. Je ne pense pas que j’aurai pu exercer ce métier en sortant du bac, je n’avais pas la maturité nécessaire. C’est une bonne chose pour moi de l’avoir fait un peu plus tard. En revanche, même si j’ai vécu des moments difficiles, ils ne m’ont jamais découragé. Je n’ai jamais perdu de vue mon objectif qui était de créer mon entreprise. Après mes études à Ferrandi, j’avais un principe sur lequel je ne voulais pas transiger, c’était de faire attention à ma vie privée. Je ne voulais pas que mon métier empiète sur ma vie personnelle ; ce qui est délicat dans ce métier.

J’aime ce que je fais, mais mon métier n’est pas ma seule priorité. 

J’ai donc ainsi toujours choisi des stages ou des restaurants où j’avais mes week-ends. C’était une question de choix pour moi ! J’avais trois avantages : j’étais à Paris, j’ai choisi un secteur très demandé et je sortais de Ferrandi donc oui j’avais le choix !

Bien sûr, ce choix ne m’a pas permis de bosser dans des restaurants étoilés ou dans des palaces prestigieux, mais ce n’était pas ma priorité.

J’ai fait des choses différentes, je pense, que mes copains de promo. J’ai donc passé 4 ans à l’Atelier des Chefs où j’ai donné des cours de cuisine, de pâtisserie. J’avais mes week-ends, je bossais un samedi sur deux, mais c’était complètement gérable. Je n’étais pas dans une ambiance « cuisine ». J’étais entouré de personnes qui venaient de filière générale et ça m’a fait du bien ! Après ces 3 années de stage où j’ai été malmenée, c’est reposant d’être dans un endroit bienveillant. J’ai énormément appris et travaillé et ça m’a donné le goût du contact humain. Je me suis découverte bonne dans mon métier, bonne avec les gens et j’ai découvert mon sens commercial.

Violaine de Beler

Je suis partie au bout de 4 ans parce que j’avais fait le tour. J’ai alors décidé de me lancer, mais en prenant mon temps. J’ai donc opté pour la microentreprise et j’ai commencé à regarder autour de moi ce qui se faisait en matière de cuisine. J’ai continué à donner des cours parce que c’est ce que je savais bien faire mais j’avais envie de varier mes missions. J’ai donc fait du stylisme culinaire, j’ai travaillé pour une personne qui montait sa boîte de traiteur, j’ai formé, pour le compte d’un restaurant, des personnes réfugiées. J’avais envie de voir autre chose et de sortir un peu du modèle que j’avais connu pendant 4 ans. J’ai énormément appris et j’ai aussi travaillé avec des personnes d’horizons différents. C’était varié et c’est ce qui me plaisait ! 

Ensuite, ce sont imposés à moi 6 mois de pose ! À ce moment-là, on était en janvier et j’avais créé ma boîte en septembre ! J’ai alors décidé pour la première fois depuis longtemps de prendre de vraies vacances. Je me suis envolée vers le Panama pour les JMJ, les journées mondiales de la jeunesse pour rencontrer le pape. Sur place, j’ai participé à un trek dans les montages et là, l’accident ! Triple fracture du bras ! Dévastée, je pensais avoir signé l’arrêt de mort de ma vie professionnelle. Finalement, une intervention divine me fait croiser la route de l’équipage d’un voilier, présent aux JMJ. Après leur avoir demandé s’ils avaient une place pour moi, j’ai embarqué à bord de leur bateau pour un voyage qui a duré 6 mois ! C’est comme ça que j’ai découvert Haïti, la Jamaïque et la République dominicaine.

Violaine de Beler

C’était incroyable ! Je n’avais jamais fait de voile de ma vie et j’avais le bras cassé ! J’avais quand même une triple fracture ! On était sur un vieux bateau sans pilote automatique ! C’était très sportif, mais j’ai vécu une expérience magique !

Violaine de Beler

En rentrant à Paris, c’était l’abandon total ! Je me suis laissé porter par la vie. J’avais très bien gagné ma vie de septembre à janvier, j’avais des sous de côté. Finalement, pendant 6 mois, je n’avais pas perdu d’argent. J’avais sous-loué mon appartement à Paris et je n’avais quasiment rien dépensé sur le bateau. Le retour à la maison a été violent, trop de bruit, trop de gens. Ma vie professionnelle a tout de même repris et puis il y a eu le covid. J’ai fui Paris et je suis revenue chez mes parents dans le Sud.

Et là, la révélation ! Je me suis dit que c’était le moment parfait pour toutes ces choses que j’avais laissé en suspens. J’ai donc entamé une formation de pâtisserie que j’ai eue en septembre dernier et j’ai mûri mon projet d’entreprise. Je me suis reconnectée à la nature, j’ai cuisiné et pâtissé comme j’avais je ne l’avais fait ! J’ai retrouvé ma créativité et j’ai eu cette conviction que la ville ne me correspondait pas ! C’est la nature qui m’inspire !

 J’ai vécu un vrai challenge pendant cette formation de pâtisserie, ça m’a demandé beaucoup d’effort de remettre le nez dans les bouquins, mais je suis fière du résultat. J’ai également fait une formation à Paris sur l’écoresponsabilité qui m’a conforté dans ce que je voulais mettre en place dans mon entreprise. C’est-à-dire, cuisiner des produits de saison, comment bien mettre en œuvre et rapidement l’écoresponsabilité dans sa cuisine, le zéro déchet, mais j’ai aussi appris toute la partie sociale de l’écoresponsabilité avec les embauches. J’ai travaillé avec des personnes réfugiées et je pense que la mutualisation des cultures et des connaissances est une vraie mine d’or !

L’écoresponsabilité c’est aussi se responsabiliser sur le gaspillage alimentaire par exemple. C’est ce que je fais avec le tiffin, si les personnes ne finissent pas leur repas, ils peuvent le ramener chez eux et me rendre le contenant le lendemain. C’est dans cette logique que j’ai décidé de choisir ce contenant. Je le trouve esthétique, pratique et hygiénique. Mes clients en sont satisfaits et c’est le plus important ! En termes de transport, c’est aussi ultra pratique pour moi ! Je suis encore en phase test parce que la consigne demande d’avoir une bonne logistique. Je pense que c’est possible si ça se fait intelligemment et que tout est organisé. Je crois beaucoup en ce concept ! 

La belle intendance
Un tiffin désigne en Inde un déjeuner, ou, de façon plus générale, n'importe quel repas léger. Le terme est apparu dans l'Inde britannique et est aujourd'hui utilisé principalement dans l'anglais parlé par les Indiens

J’ai dans l’idée d’avoir une entreprise vertueuse : embaucher quelques personnes, faire de la cuisine locale, faire du zéro déchet, faire un compost, cultiver quelques produits sur place. Je sais que je ne peux pas tout faire et surtout bien faire dès le départ.

Finalement, tu dis que la cuisine n’a pas été ton premier choix, mais tout est arrivé très naturellement.

Oui, ma foi me fait dire qu’il y a eu clairement une intervention divine là-dedans ! Ma vie est rythmée par des moments d’inspiration ! Lorsque je suis partie 6 mois en mer, lorsque j’ai quitté Paris pour rejoindre la province, tous ces déclics m’ont amené là où je suis aujourd’hui. J’ai rencontré quelqu’un à Toulouse alors que mes copines parisiennes me disaient qu’il ne fallait surtout pas quitter Paris célibataire ! (rires) C’était écrit, finalement ! Je m’étais toujours dit que je ne resterais pas sur Paris. J’y ai vécu aussi longtemps par confort, finalement. J’y avais mes clients, mon réseau professionnel. Je réalise aujourd’hui le bonheur que je ressens d’être partie. La vie parisienne m’a convenu à un moment donné. C’était une étape de vie. Aujourd’hui, j’en suis passée à une autre.

Quels changements as-tu mis en place lorsque tu t’es lancé dans l’entrepreneuriat ?

Violaine de Beler

La partie la plus difficile était la prospection ! Je me suis fait violence début 2020, la période juste avant le COVID. J’ai dû contacter des clients, envoyer des CV… C’était une période de creux, je n’avais donc pas le choix. Je sais m’y prendre dans le contact direct, lorsque les choses se font naturellement. À ce moment-là, je n’ai aucun problème à parler de mon métier et de mon entreprise. Je suis tellement passionnée par ce que je fais, je pense que ça se voit. C’est comme ça que ça accroche ! Si je dois prendre mon téléphone et proposer mes services, je n’y arrive pas !

Finalement, je sors tous les jours de ma zone de confort. Dans la restauration, chaque jour est une nouvelle aventure. Chaque matin, je remets tout en jeu. Les clients sont différents, mais ma cuisine, elle, doit être constante.

C’est d’ailleurs l’une des choses les plus difficiles dans mon métier : la constance ! Je dois toujours être bonne ! Et parce que je suis une femme et que je suis un être cyclique, il y a des périodes où je suis crevée, où je ne suis pas dedans. Même dans ces moments-là, je dois toujours être au top ! Alors oui, par moment c’est super dur ! Je suis donc rarement dans le confort. Je suis consciente que je ne me facilite pas la vie non plus. Je me mets souvent dans des conditions un peu extrêmes ! Je dois peut-être rester un peu plus dans ma zone de confort et faire les choses que je maîtrise. Ça m’apaiserait ! Je suis toujours un peu sur le fil, mais c’est aussi ce que je trouve excitant dans mon métier ! J’ai besoin de m’amuser et j’ai donc besoin de tester plein de nouvelles choses tout le temps.

On parle bonheur ? Qu’est-ce que c’est pour toi ?

Une vie simple, familiale avec un travail passionnant, mais qui ne prend pas toute la place. Le bonheur c’est avoir un juste équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle. La proximité avec la nature, la simplicité. C’est une vie où je ne vais pas courir partout comme j’ai pu le faire avant à Paris où je n’étais jamais seule face à moi-même. Et finalement, c’est vivre tout ça avec l’homme que j’aime et avec qui j’ai un projet de famille. C’est une vie simple ! 

Violaine de Beler

Je ne cherche ni la gloire ni la richesse. La seule chose qui m’importe c’est les gens, l’humain, le contact. Si grâce à ma cuisine, je peux transmettre toutes ces valeurs et créer un moment de convivialité, j’aurais tout gagné !

Un des secrets au bonheur serait la cuisine selon toi ?

Je pense profondément que la nourriture, les moments de repas sont un connecteur. C’est pour cette raison que j’ai choisi ce métier.

Je l’ai vécu personnellement dans tous pays que j’ai eu la chance de visiter. Finalement, même si je ne parlais pas la même langue, les repas étaient des moments de connexion pendant lesquels toutes les barrières s’envolaient. Peu importe, la langue, la religion, on a tous un point commun : on mange tous ! Le repas est un prétexte à la convivialité ! Il faut savoir que le repas français est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Lorsqu’on parle de repas français, il ne s’agit pas que de gastronomie française, mais aussi de tout le système de partage d’un repas autour d’une table : le fameux entrée-plat-dessert. Pour moi, le repas est représenté par une grande table au milieu de laquelle des plats sont posés pour que tout le monde puisse se servir ! Le bonheur c’est le partage et le moment présent, déconnecter le portable, se retrouver face à toi-même et face aux autres aussi, mais de manière plus profonde et sans distraction.

Qu’est-ce qui participe à ton bonheur au quotidien ?

Violaine de Beler

Ma vie spirituelle ! C’est quelque chose qui fait partie de mon quotidien. Ce n’est pas juste la petite messe du dimanche. Je prie le matin, j’écoute l’évangile du jour, je fais un chapelet avec mon copain au téléphone ou quand on se voit. Par exemple, on prie quand on se quitte le soir. Tout ça fait partie de ma vie, de mon équilibre. Il y a mon amoureux évidemment qui participe à mon bonheur ! Mais aussi ma famille et mes amis. Mon cadre de vie également participe à mon bonheur, tout comme la météo. J’ai réalisé les influences que tous ces paramètres avaient sur mon moral lorsque j’étais à Paris. 

J’ai besoin d’être dans des endroits où je me sens bien et qui m’inspirent et particulièrement dans ma cuisine dans laquelle j’ai besoin d’avoir de la lumière !

Tu t’imagines aujourd’hui faire autre chose que de la cuisine ?

Aujourd’hui non, mais je ne ferais peut-être plus ça dans 10 ans ! Je ne vois pas le parcours professionnel comme quelque chose de linéaire. J’aime penser que dans quelques années pourrait naître en moi l’envie de donner des cours à la maison à mes enfants par exemple. Je pense tout de même que quoi que je fasse, il y aura toujours un lien avec la cuisine. Le secteur me plaît beaucoup. Par exemple, mes parents ont un gîte. Alors, peut-être qu’un jour j’y ferais une cuisine, de l’événementiel comme un restaurant éphémère ou encore faire venir des chefs, etc. L’idée de faire des projets one shot me plaît beaucoup !

Violaine de Beler

Je ne m’imagine pas ouvrir mon propre restaurant et ne faire que ça pendant 20 ans. L’angoisse, ce n’est pas moi !

À quoi reconnaît-on une Violaine heureuse ?

Je souris tout le temps ! Je rigole ! Je mange un bon plat, un bon vin blanc ! Je n’aime pas que les blancs de Bourgogne et les pétillants ! (rires) J’accompagnerais tout ça d’un énorme plateau de fruits de mer, d’un poisson grillé que je décortiquerais pendant des heures, d’une grosse glace et d’une conversation animée avec des amis. Tout ça en ayant les pieds dans le sable et pourquoi pas faire un peu de bateau !

Quel dessert se rapproche le plus du bonheur pour toi ?

Je fais une pavlova au citron et aux fruits de saison qui est complètement dingue ! C’est frais, c’est très sympa ! Je suis une grande fan de dessert. Je craque pour le Paris Brest et tout ce qui est à base de praliné ou de citron d’ailleurs.

J’espère que cette interview t’aura inspiré ! N’hésite pas à laisser un commentaire et à la partager si le cœur t’en dit ! 

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