Le bonheur selon Audrey Hernandez

Si on me demandait un seul adjectif pour décrire Audrey, ce serait souriante ! Elle pourrait dérider le Grinch en quelques secondes ! Son super pouvoir?  Elle sème sur son passage un peu de sa joie de vivre. Comme une évidence, le métier de coach de vie l’a choisi. Elle propose aux femmes à hauts potentiels de ne faire qu’un avec leurs différentes facettes. Elle est vraie, drôle, bienveillante et ambitieuse. Elle donne un grand coup de pied aux fesses aux normes sociales et prend sa place dans une société qui stigmatise, enferme et sanctionne l’originalité. Elle amène sur Le Bonheur À La Loupe un grand bol d’air frais, comme on aime ! C’est donc avec son sourire légendaire, sa franchise et sa finesse d’esprit, qu’elle nous parle de sa relation au bonheur.

Audrey Hernandez

Est-ce que tu pourrais te présenter ?

Je m’appelle Audrey mais on m’a très souvent appelé Aurélie ! Et à chaque fois, je me retournais comme si ce n’était pas gênant ! Mis à part cette anecdote, je suis quelqu’un d’ouvert mais pas trop. J’aime échanger et débattre mais je déteste qu’on me dise quoi penser.

De mon parcours scolaire, je n’ai absolument rien retenu, excepté que j’avais plein de copines. Je ne pense pas que l’apprentissage passe, forcément, par l’école. Il faut aussi dire que j’ai un papa qui me disait : « De toute façon les profs, c’est tous des cons ! » (rires). Donc finalement, c’était cohérent ! J’ai toujours été très sociable et c’est vrai qu’avant j’avais beaucoup d’amis. Aujourd’hui je privilégie la qualité à la quantité. J’ai très longtemps été la bonne poire alors que maintenant, la nouvelle Audrey est quelqu’un de confiant.

Audrey Hernandez

Je sais que je ne sais pas tout et ce n’est pas un problème.

J’ai admis que je suis perfectionniste ! Ce qui explique d’ailleurs pourquoi je préfère travailler seule. Je sais que si les choses ne sont pas faites à ma façon, j’indique très facilement la porte de sortie ! (rires) De façon générale, je suis quelqu’un d’attentionné. J’aime faire plaisir à mes proches par des cadeaux qui leur ressemblent. Je suis capable d’acheter un paquet de BN si tu adores ça ! Peu importe le prix, je vais être à la recherche de ce petit truc qui va plaire à l’autre. D’ailleurs, dans la vie, je suis celle qui va toujours remarquer le petit truc, qui va dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. Cette part de moi est totalement assumée dans mes différents métiers mais ça peut parfois poser problème dans mes relations avec ma famille et mon père plus particulièrement. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes et ne partageons pas la même vision des choses. J’ai tenté de lui faire passer des messages, par des mots, par des livres mais rien n’y fait.

C’est le seul endroit, dans ma vie, où je n’ai pas d’impact. Est-ce que je dois en avoir ? Je ne sais pas.

Ma tendance à mettre le doigt sur ce qui dérange n’impacte pas mes relations amicales. J’ai su m’entourer de personnes qui me ressemblent, finalement. Je suis aussi celle à qui on se confie facilement ; que ce soit des proches ou même des inconnus. Il y a peu, j’avais un rendez-vous médical et je me suis retrouvée avec un autre patient dans la salle d’attente. Après lui avoir dit bonjour, il m’a raconté toute sa vie ! Arrivée dans la salle de consultation, le médecin en a fait de même. Je me demande parfois, si je ne me balade pas avec un panneau « Parlez-moi » sur le front ! Les gens ne se sentent pas jugés et c’est ce qui crée un environnement propice aux confidences. C’est quelque chose qui m’a toujours accompagné et j’en ai fait mon métier ! C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas l’impression de travailler !

Audrey Hernandez

Est-ce que tu peux, justement, me parler de ton métier de coach ?

J’ai eu ma certification de coach en 2019 mais j’avais encore besoin de me rassurer. Je n’étais pas satisfaite parce que j’ai réalisé que je savais déjà ce que j’avais appris ! Ça m’a juste permis de me sentir à ma place. Lorsque je me suis mise à mon compte, ça été une évidence. Je n’avais pas compris, par contre, l’ampleur de la partie marketing : site internet, Instagram, … Je ne sais pas si j’y serais allé en ayant eu toutes ces informations en amont. Aujourd’hui, ça me plait beaucoup ! Ce qui est incroyable c’est que les personnes me contactent sans que j’ai besoin de prospecter. Je récolte en ce moment toutes les graines que j’ai semé depuis deux ans ! Rétrospectivement, je me dit que tout s’est enchaîné une fois que j’ai pu poser des mots sur ce que j’étais : une coach pour femmes à hauts potentiels. Désormais, je n’éprouve plus le besoin de me justifier.

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Accompagnements Life Coaching

On me demande souvent pourquoi « femmes à hauts potentiels » et ma réponse est toujours la même : « parce que j’aurais aimé avoir cet accompagnement ». 

Ce métier de coach est alors une évidence pour toi ?

Oui, c’est vrai. J’ai toujours été la confidente. Chez moi, j’étais à la fois enfant et à la fois celle qui écoute les problèmes des adultes. C’est un rôle que j’ai eu très jeune mais pas seulement à la maison. Il y avait aussi avec mes copines, les mamans de mes copines, leurs frères et sœurs, leurs voisins. J’étais qu’une gosse et c’était lourd à porter; je le réalise étant adulte. J’ai accepté ces échanges à sens unique parce que c’était une habitude instaurée par la relation avec mon père. Je refuse désormais ce schéma et d’ailleurs ça se ressent dans nos communications aujourd’hui.

Ce métier t’a permis de prendre ta place ?

Oui ! Je dirai même que ça m’a permis d’être à ma place. Finalement, je l’ai toujours eu. C’était comme un don que je n’avais pas envie d’accepté. Petit à petit, je me suis dit que ce n’était pas là pour rien et que je devais voir les choses différemment.

Ça t’a demandé de sortir de ta zone de confort ?

Un peu ! Ça m’a demandé de me regarder ! Extérieurement parce que j’avais 50 kg en trop et intérieurement parce que j’ai dû me demander pourquoi je me mettais en danger. Malgré ce poids, ma santé allait bien. Tout était dans ma tête ! Il faut dire que dans ma vie en général, je suis très souvent sortie de ma zone de confort. La première fois c’est lorsque j’ai annoncé à mon père que j’arrêtais les études ! J’ai quand même attendu de partir en vacances et d’être loin pour lui annoncer ! (rires) Il a toujours voulu être professeur et forcément il s’attendait à ce que je le devienne ! Pour moi, c’était hors de question !

Audrey Hernandez

La deuxième fois c’est lorsque j’ai fait mon entrée dans le monde du travail. J’ai été confrontée à des personnes qui ne me comprenaient pas, surement parce que je ne me comprenais pas moi-même. Le fil conducteur de ma vie professionnelle est que j’ai toujours attiré des personnes atypiques, des personnes « à côté de la plaque ». J’ai compris plus tard que ce n’était pas pour rien ! Ça m’a fait sortir de ma coquille !

La troisième fois c’est lors de mon opération du by-pass. Je crois que je n’ai pas vécu pire comme sortie de zone de confort. J’étais endormie et on est entré dans mon corps. On m’a vu nu !

Et là je me suis dit si tu es capable de faire ça, tu peux tout faire.

Audrey Hernandez
©Thomas C.

Mais entre le moment de la compréhension et le moment de l’action, il y a souvent un temps de latence. Bien que j’avais réalisé de quoi j’étais capable, mon entrée dans le monde de l’entreprenariat s’est faite timidement. J’étais mi salariée et mi entrepreneure. Je gardais les enfants d’une famille adorable, dont je suis encore proche aujourd’hui. Lorsque j’ai eu ma certification de coach, la question de renouveler mon contrat de garde d’enfants s’est posée. Et là, il a fallu prendre mon courage à deux mains pour annoncer à ces personnes que j’adorais et avec qui je prenais un plaisir fou à travailler, qu’il devenait urgent que je me lance à 100 % dans cet autre travail; je me devais d’enfin prendre cette voie qui est alignée avec celle que je suis. Le plus drôle c’est que mon annonce n’a surpris personne ! J’ai eu comme réponse : « On savait déjà que ça allait arriver ! On a déjà commencé à chercher une autre personne ! ».

Et donc tu as fait le grand saut, et depuis c’est le bonheur ! D’ailleurs qu’est-ce que cela signifie pour toi, le bonheur ?

D’être moi ! D’être à ma place ! De m’éclater dans mon taff, dans mes taffs. De faire de belles rencontres. De manger des choses que j’aime, même des choses chères ! La notion de prix est relative, ce que j’appelle cher c’est, par exemple, manger des amandes tous les matins. C’est quelque chose qui m’était inaccessible, encore il y a peu. C’est également être avec mon chéri et aussi ne pas être avec lui pour mieux se retrouver. C’est retrouver mon âme d’enfant que je n’ai jamais eu finalement. Par exemple tous les midis, je mange avec mon chéri et on joue aux cartes. Je me comporte comme une gosse parce que je triche et il ne le sait pas ! Forcément, je gagne très souvent ! (rires)

C’est ça pour moi le bonheur ! C’est léger ! Mais, c’est aussi sortir du moule, revendiquer ma façon de travailler et m’assumer ! Et puis le chocolat aussi c’est le bonheur !

Est-ce que selon toi, il existerait un secret au bonheur ?

Je ne crois pas. S’il en existait un, ce serait de se bouger le cul ! Mais c’est aussi vrai que si on tentait de ne pas voir les choses systématiquement de façon négative, d’accepter les émotions qui remontent lors des moments difficiles, ce serait plus facile d’accéder au bonheur. En fait, c’est prendre de la hauteur sur les événements, se demander ce que ça vient réveiller et une fois qu’on a cette réponse, se demander ce qu’on fait de cette information. Le bonheur pour moi ce n’est pas ne pas voir le négatif, mais retirer du positif de chaque expérience en regardant ce que ça peut m’apporter. Par exemple, le confinement m’a permis de développer le marketing de mon entreprise. Je porte des lunettes et le port du masque m’a finalement décidé de me faire opérer des yeux !

Qu’est-ce qui participe à ton bonheur au quotidien ?

Cuisiner ! Je me vide la tête lorsque je cuisine, je ne pense plus qu’à ça ! Faire le ménage ! Ce n’est pas tant l’action de faire le ménage mais la sensation que ça me procure après l’avoir fait ! Et puis la musique ! J’ai tendance, au grand désarroi de mes proches, d’écouter en boucle la même chanson ! Mon bonheur c’est aussi d’apprendre, de m’ouvrir à d’autres choses et de me surpasser. J’ai réalisé que j’en étais capable !

Audrey Hernandez
©Thomas C.

À quoi reconnait-on une Audrey heureuse ?

Là maintenant ! Lorsque je reçois une de mes coachés en chaussettes pilou pilou ! Et puis, il y a le sourire à l’intérieur et à l’extérieur de moi ! On reconnait une Audrey heureuse grâce à ses cheveux courts parce que normalement une femme doit avoir les cheveux longs ! C’est aussi une Audrey qui se met du vernis même si on ne le voit pas forcément. C’est une Audrey qui s’habille de plein de façon différente et qui pense d’ailleurs que sa façon de s’habiller ne regarde qu’elle. C’est penser ce que j’ai envie de penser sans avoir à le partager. Et puis c’est une Audrey qui a toujours envie d’avancer !

Les petits bonheurs d'Audrey Hernandez

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