Le bonheur selon La Plagette Sauvage

Commencer ce blog par interviewer la créatrice de La Plagette Sauvage donne tout son sens au bonheur à la loupe ! Audrey Larroque est une entrepreneure toulousaine qui s’est laissée emporter par l’élan de sa créativité, il y a à peine un an.

Ancienne directrice d’un magasin d’aménagement et de décoration, elle s’est décidée à faire de sa passion son métier. Son goût des bijoux, de l’élégance et de la création est en elle depuis sa plus tendre enfance. Elle a eu besoin d’un signal de la vie pour enfin se lancer et se faire confiance. Avec La Plagette Sauvage, elle exprime enfin tout le potentiel de sa créativité mais aussi toute la générosité qui la caractérise.

C’est donc elle qui ouvre le bal, en acceptant de passer la première sous la loupe du bonheur !

La plagette sauvage
© Audrey Larroque
« Se réveiller le matin et ne pas avoir l’impression de travailler, c’est une sensation que je trouve folle ! »
La plagette sauvage
Audrey Larroque
Créatrice de La Plagette Sauvage

Comment te sens-tu aujourd’hui ? Si on devait faire une météo d’humeur, que dirais-tu ?

La plagette sauvage

Audrey : Aujourd’hui, ça va ! Le soleil n’est pas au rendez-vous mais ça va ! Je suis dans un bon mood depuis quelques jours. Je suis heureuse de contribuer au démarrage de ton blog !

Derrière La Plagette Sauvage, il y a Audrey Larroque. Qui est-elle ? Comment te définirais-tu ?

La plagette sauvage
© Audrey Larroque

Audrey : Avec le temps, j’ai compris que je ne suis pas quelqu’un qu’on met dans une case. Je suis authentique, spontanée et instinctive, je n’aime pas suivre les chemins tout tracés. Je préfère en créer des nouveaux qui me correspondent à 100 %. C’est ce qui me rend heureuse ! J’ai réalisé, il y a peu, que j’avais le droit d’être différente et de sortir des codes bien établis. On a tous le droit d’être qui on est, de façon authentique.  J’ai énormément travaillé sur moi pour arriver à ce constat. Je pense sincèrement que la maturité a du bon !

Ton entreprise est donc née de cette envie de créer un nouveau chemin. Est-ce que tu peux me parler de ce projet ?

Audrey : J’ai perdu mon job, il y a un an. J’étais directrice d’un magasin de décoration en grande distribution. C’est arrivé de façon soudaine et je ne l’ai pas accepté. J’ai mis du temps à le digérer, je l’ai vécu comme un échec. Une fois, cet évènement mis derrière moi, il a fallu rebondir. Pour cela, j’ai dû reprendre confiance en moi. J’ai suivi un coaching pour reprendre en main ma vie personnelle et professionnelle. J’ai réalisé que ce métier ne me correspondait pas. Mes valeurs n’étaient pas respectées et je ressentais beaucoup de frustration. L’idée de créer un projet qui me ressemble est née à ce moment-là. Le problème qui s’est alors posé est que je partais un peu dans tous les sens. Je suis une grande passionnée et je suis curieuse de tout ce qui m’entoure.

Puis un jour, je me suis juste demandé ce que j’aimais vraiment faire et la création de bijoux est apparue comme une évidence. Je le fais depuis petite et surtout de façon instinctive.

Je me suis alors inscrite à une formation de créateur d’entreprise et tout s’est enchainé ! J’ai structuré mon projet, crée l’univers que j’avais envie de partager et c’est là que j’ai donné naissance à La Plagette Sauvage ! La première pierre était posée. Mon but ultime serait d’avoir mon magasin, un concept-store dans lequel je puisse rencontrer des créateurs et vendre mes bijoux. Le côté échange et partage est très important pour moi. Sur le long terme, j’aimerais aussi l’intégrer au concept de La Plagette Sauvage. Je réalise que ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien de mon mari et de ma fille. J’ai aussi rencontré de nombreuses personnes qui m’ont apporté leur aide ; ce qui est une grande première pour moi ! Je ne suis pas habituée à être entouré (professionnellement parlant) de personnes bienveillantes !

La Plagette Sauvage n’est pas un concept sorti du chapeau, c’est une passion qui perdure depuis ton enfance. Est-ce que tu peux m’en dire plus ?

Audrey : Non, ça ne date pas d’hier. Après mon licenciement, mon mari m’a dit : « Ce serait peut-être le moment de créer tes bijoux ! ». Avec cette casquette de directrice, je n’avais ni le temps, ni l’énergie à consacrer à ma part créative. Je ressentais un manque terrible. J’ai eu des accidents de la vie qui m’ont poussé à aller consulter des psychologues. J’ai beaucoup travaillé sur mon identité. À chaque fois que l’on me demandait de fermer les yeux et de dire où est-ce que je me voyais dans X années, la réponse était toujours la même ! Dans ma cabane, au bord de la plage, à ramasser des coquillages, à fabriquer mes bijoux pour les vendre sur les marchés et à rencontrer du monde. Tout ça, c’est l’univers de La Plagette Sauvage. J’ai retranscrit l’endroit exact où je me sens le mieux, là où je suis heureuse. 

 

La plagette sauvage
© Audrey Larroque

C’est un rêve de petite fille ! C’est la petite Audrey qui a déclenché tout ça et la grande Audrey qui va tout faire pour que ce rêve grandisse et perdure !

Je vais partager au mieux mon univers en espérant qu’il plaise ! (rires) C’est la hantise de toute créatrice; que nos créations ne soient pas appréciées ! Il est évident qu’on ne peut pas plaire à tout le monde mais je souhaite, au minimum, rendre heureuse les personnes qui me feront confiance.

En faisant de ta passion ton métier, tu as décidé de devenir la créatrice de ta vie. Quelles sont les changements que tu as mis en place pour y arriver ?

Audrey : Avant, j’avais besoin de me sentir valorisée et reconnue par ma famille proche. Je me sentais triste à chaque fois que ce n’était pas le cas. Aujourd’hui, j’essaie de me détacher de tout ça. Je m’éloigne aussi de toutes les ondes négatives qui grignotent ma créativité. Je me protège de tout ce qui perturbe mon bien-être. J’accepte que certaines personnes ne me soient pas bénéfiques. J’ai aussi appris à me voir telle que je suis et à travailler sur certaines parties de moi qui ne m’aident pas à avancer. Je suis quelqu’un de spontané et par moment la frontière entre une phrase spontanée et une phrase blessante est mince. Donc j’apprends à communiquer avec plus de conscience. J’avais aussi tendance à me plaindre en me focalisant sur les choses que je n’avais pas. 

La plagette sauvage
© Audrey Larroque

Aujourd’hui, j’accepte ma vie telle qu’elle est. C’est un gros travail que de garder ses blessures pour soi et de ne pas les renvoyer sur notre entourage.

J’essaie chaque jour de le faire. J’y arrive mieux maintenant parce que j’ai appris à me connaitre, à m’écouter et à prendre du temps pour moi. J’essaie de me créer un environnement sain dans lequel je me sente bien et surtout à ma place. J’ai aussi, depuis petite, ce sentiment de déranger et de ne pas être au bon endroit. Il m’arrive de me dire : si tu étais comme toute le monde, ce serait tellement plus simple ! Mais non, je suis comme je suis ! J’apprends à m’accepter telle que je suis et à prendre la place qui me revient.

Si tu devais définir ce qu’est le bonheur, que dirais-tu ?

Audrey : Sans hésiter, ce serait être moi sans me poser de question ! Être moi tout le temps ! Je pense que ça épuiserait plus d’un ! (rires)  Ma vie serait bien plus simple si j’arrêtais de me poser des tonnes de questions. Ce serait vraiment ça le bonheur pour moi : être spontanée, vivre dans l’instant présent, me laisser porter par des choses qui me font envie et pas par celles que je dois faire par obligation. Dans ce monde parfait, j’enlèverais aussi toute notion de jugement sur soi et sur les autres. Mon bonheur se définit également par le fait de faire plaisir aux gens que j’aime. Je n’attends rien en retour, je le fais juste parce que j’en ai envie.

« Mon bonheur se définit aussi par le fait de faire plaisir aux gens que j’aime. »
La plagette sauvage
Audrey Larroque
Créatrice de La Plagette Sauvage

Selon toi, est-ce qu’il existe un secret au bonheur ? Un ingrédient magique ?

Audrey : Oui, je pense que de se couper du jugement des autres aiderait à accéder plus facilement au bonheur. J’y travaille encore et c’est mon but d’y arriver !

Qu’est-ce qui participe à ton bonheur au quotidien ?

Audrey : D’abord, il y a ma famille proche qui croit en moi et me soutient dans tout ce que j’entreprends. Puis, il y a aussi de voir mon évolution. Lorsque je regarde en arrière et que je vois celle que j’étais il y a un an, je réalise tout le chemin parcouru. Et enfin, les routines que j’ai créées, comme mes moments de création, les interactions avec mes amies, le sport.

À quoi ressemble une Audrey heureuse ?

 

Audrey : Pénible ! Une Audrey qui parle fort, qui va s’enthousiasmer pour tout et n’importe quoi, qui est dynamique, souriante, prête à gravir des montagnes et surtout qui veut faire plaisir !

Si tu devais dire un petit mot à un entrepreneur qui se demande comment trouver son bonheur, que dirais-tu ?

 

Audrey : Ne pas prétendre à la perfection et être aligné à qui on est. Se réveiller le matin et ne pas avoir l’impression de travailler, c’est une sensation que je trouve folle ! Juste être soi et être en accord avec nos valeurs, nos besoins. C’est grâce à cet état d’esprit que la route se trace d’elle-même.

Audrey Larroque

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1 commentaire

  1. super ton parcourt,soi fière de toi et continue,dans la voie que tu a choisie,c’est courageux,et tu est une belle femme pleine de talent ,je t’embrasse.-

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