J’accueille Sandrine Gouraud dans Le Bonheur À La Loupe. Multipotentielle et  coach holistique, elle aborde le développement personnel et la spiritualité de façon légère et profonde, avec humour et  professionnalisme, sans langue de bois, mais avec bienveillance. Sa vision est la somme de son parcours, ses expériences et son apprentissage constant. Son franc parler peut bousculer certains et en inspirer d’autres. Voire les deux ! Je vous laisse en juger par vous-mêmes !

Sandrine Gouraud

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je suis Sandrine Gouraud. Je suis multipotentielle, multicasquette. C’est très difficile pour moi de me ranger derrière une seule et même activité. Je me suis formée à beaucoup de choses et j’ai obtenu un bon nombre de certifications. Donc aujourd’hui, je me définis comme une coach holistique, une thérapeute-énergéticienne. J’aide les gens à évoluer sur leur chemin de vie, à se libérer des bagages qu’ils ont remplis depuis soit leur vie antérieure (selon les croyances de chacun), soit de leur enfance ou encore de leurs contextes environnementaux. Je les aide à avancer plus léger vers une vie épanouie, plus en accord avec ce qu’ils sont. Cette fameuse « vie de rêve » qui correspond à la définition de chacun.

Sandrine Gouraud

Comment l’énergétique est entrée dans ta vie ?

C’est arrivé il y a 3 ans. À cette période, je m’étais formée 2 fois à l’hypnothérapie humaniste et régressive. Je sentais toutefois que je n’étais pas encore ma place. Ce n’était pas fluide, comme un poids par moment. Puis un jour, une abonnée est venue à moi pour faire connaitre son entreprise et il s’est avéré qu’elle était dans l’énergétique. C’est comme ça que j’ai découvert ce domaine et je m’y suis intéressée tout de suite. Les personnes qui me connaissent bien disent que je suis obsessionnelle et c’est très vrai ! Lorsque je découvre quelque chose de nouveau, ça devient une passion. Je peux alors intégrer les choses rapidement. Ma vie tourne autour de cette nouveauté et c’est ce qui fait que je peux vite progresser dans un domaine.

Sandrine Gouraud

Et finalement, cette obsession de l’énergétique ne s’est pas arrêtée ! J’ai comme fusionné avec elle et c’est devenu une évidence. J’ai réalisé aussi que je pratiquais l’énergétique sans le savoir dans mes audios de méditation hypnotique. Il s’est écoulé 9 mois entre ma découverte de l’énergétique et le moment où j’ai commencé à le proposer officiellement. Ça fait désormais partie de mon quotidien. Je ne conçois pas une journée sans en faire un ou en écouter un. C’est vraiment ce qui a déclenché chez moi les plus gros changements. 

L’énergétique peut réellement créer une transformation profonde et bouleverser des schémas de pensée et de croyance très ancrés. C’est d’ailleurs pour cette raison que les résultats n’arrivent pas en un claquement de doigts, même si c’est parfois le cas.

Finalement, l’énergétique est une suite logique dans ta vie ou il y a une Sandrine d’avant et une Sandrine d’après ?

Sandrine Gouraud

C’était une suite naturelle. Je n’ai pas senti de transition même si à chaque évènement important de ma vie, j’ai perçu une évolution palpable, que ce soit dans ma manière de penser, d’interagir avec les autres, etc.

Quels changements palpables as-tu vécus ?

La première chose qui me vient à l’esprit c’est mon caractère. Sois mignonne, sois gentille, tais-toi, ne fais pas de vagues, sois d’accord avec les gens : c’est ce qui me caractérisait le mieux ! Tout le monde m’adorait, j’avais des tonnes d’amis et je pouvais être invité à 3 soirées en même temps. C’était la période de ma vie où j’étais la plus entourée. Je ne passais pas une minute seule, mais finalement c’était à cette époque où j’étais la plus seule, où je n’étais pas moi. 

Sandrine Gouraud

Aujourd’hui, j’ai une voix ! J’ose dire ce que je pense en toute bienveillance. Avant, j’évitais les conflits. Aujourd’hui, je sais faire entendre mon opinion lorsqu’elle est demandée.

Tu mentionnes souvent (sur les réseaux sociaux) l’importance pour chacun de se responsabiliser sur sa vie. Est-ce que c’est quelque chose que tu as eu du mal à être en place dans ta vie ?

Sandrine Gouraud

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu la moindre responsabilité sur ma vie. Je me considérais comme une grosse poissarde ! Il m’arrivait régulièrement des choses que tu ne vois que dans des films hollywoodiens ! J’avais donc intégré que ce n’était pas ma faute et par conséquent je subissais les évènements.

La première fois où on m’a mis face à cette notion de responsabilité, c’était grâce à une psychologue qui m’a suivie à la suite de ma séparation. Je me rappelle ses mots : « Ma petite Sandrine, si vous avez l’impression qu’on vous bouffe, c’est que vous êtes bouffable ! ». Sur le moment, je n’ai pas compris ce qu’elle essayait de me dire. J’ai tout rejeté en bloc, car lorsqu’on nous met face à nos responsabilités, on a tendance à se culpabiliser et à se victimiser. Il m’a fallu 15 jours pour reprendre un rendez-vous. C’est le temps dont j’ai eu besoin pour intégrer ce message. 

Ce n’est pas évident d’accepter que le nous d’aujourd’hui est finalement la somme de tous nos choix, de toutes de nos décisions et de tous nos programmes de pensée.

Notre pouvoir est de réaliser qu’on peut concevoir une autre réalité, un schéma différent. Il est en revanche nécessaire de comprendre et d’admettre que ce pouvoir de création est à l’œuvre lorsque les retombées sont positives, mais également si elles sont négatives. On ne peut pas avoir une croyance à double vitesse. Le terrain le plus fertile au changement est d’ailleurs lorsque des évènements qu’on aurait souhaité éviter arrivent. C’est justement là que devenir acteur de sa vie est important même si ça peut paraitre effrayant. Car, on devient non seulement responsable de nos décisions, mais également des conséquences de celles-ci. 

Sandrine Gouraud

À mon sens, c’est beaucoup plus dangereux de laisser son pouvoir à l’autre et de ne pas avoir la main sur sa vie.

Que penses-tu de l’injonction au bonheur qu’on voit un peu partout sur les réseaux ?

Sandrine Gouraud

Je ne la ressens pas personnellement. Je partage les choses sans filtres. Il m’arrive de râler sans le moindre problème. Si tu commences à sentir une pression, c’est que tu n’es pas droit dans tes bottes. Tu es sans doute perméable à ce qui vient de l’extérieur. J’aime beaucoup prendre cette image du citron : si tu prends un citron que tu le coupes et que tu le presses, il en sortira forcément du jus. Peu importe par qui il a été pressé, Mère Thérésa ou Jack l’Éventreur, il en sortira toujours la même chose. Finalement, quelles que soient les pressions extérieures, ce qui ressort de toi correspond à ce que tu as déjà en toi. La première pression, qui passe souvent inaperçue, est celle que l’on se met soi-même. Elle est ensuite exacerbée par l’extérieur, mais, encore une fois, tout part toujours de nous.

Quelle serait selon toi la définition du bonheur ?

La définition de base du bonheur est l’absence de souffrance. Je souhaite bon courage à ceux qui souhaitent l’atteindre ! (Rires) La souffrance se vit chaque jour, à différentes échelles. Je pense que l’absence de souffrance n’existe pas. Mais si elle apparait, elle est éphémère. Les vrais moments de bonheur sont rares, car à l’instant où nous les vivons, nous avons tout de suite notre état émotionnel qui prend le dessus. Peut-être la peur que ce moment s’arrête. Et cette peur engendre un état de souffrance. 

Sandrine Gouraud

Le bonheur ne peut donc pas être présent tout le temps et c’est surtout une notion personnelle. Chacun y met une signification qui lui est propre. Mais il y a cependant une interprétation qui me parait adaptable à tout le monde : le bonheur c’est d’être et de faire ce qui nous fait nous sentir bien.

Est-ce qu’il existerait un secret au bonheur ?

Non et c’est valable pour tout. Il n’y a pas de secrets. Se dire qu’il y a un secret revient à s’excuser de ne pas atteindre un objectif que l’on s’est donné, et ce quel qu’il soit, à cause d’un manque de volonté. Il y a beaucoup de personnes qui viennent à moi, admiratifs de mon parcours, et qui me demandent de les aiguiller dans leur développement personnel. Lorsque je leur explique que je consacre 2 heures par jour à mon développement personnel et spirituel, 9 fois sur 10 on me répond : « Mais c’est beaucoup trop ! Je n’ai pas le temps ! ». Il n’y a pas de secrets, il n’y a pas de raccourcis. Atteindre un objectif signifie y dédier du temps et de l’énergie. C’est un parcours à envisager sur du long terme.

Sandrine Gouraud

Pour ma part, tous les jours, et ce, pendant 2 heures au moins : je lis au minimum 30 minutes un livre de développement personnel, spirituel ou d’entreprise, je regarde des vidéos YouTube (souvent américaines), j’écoute des podcasts, je suis des formations, je me fais des soins énergétiques. J’ai conscience que de l’extérieur ça peut paraitre beaucoup. Je n’étais pas quelqu’un de très motivé et j’étais de ces personnes qui fuyaient toutes formes d’engagement. 

Comme je te l’ai dit, j’ai ce côté obsessionnel qui me fait passer très vite à autre chose. Je ne survole jamais les sujets, mais une fois intégrée je peux rapidement m’en lasser. En revanche, j’ai un « pourquoi » qui est très clair et c’est lui qui m’anime. Ces 2 heures par jour ne sont donc pas une corvée. C’est un besoin aujourd’hui. J’ai conscience des bienfaits que m’apporte cette routine. Il y a un avant et un après, je le sens.

Je crois que ce qui manque généralement aux personnes c’est d’avoir un objectif personnel et pas un but dicté par la société, les parents, le conjoint, etc.

En revanche, se fixer un objectif ne suffit pas, il est ensuite nécessaire de passer à l’action. On passe plus de temps à réfléchir aux éventuels risques qu’à agir. Le passage à l’action est réellement quelque chose de puissant !

Est-ce que tu peux me parler des autres activités de ta routine qui participe à ton bienêtre au quotidien ?

Je danse chaque jour sur 4 ou 5 chansons au cours de ma journée. Ce sont plutôt des chansons qu’on rangerait dans la catégorie spirituelle ou « extatic dance ». Je trouve ça très énergisant et ça me fait beaucoup de bien.

Sandrine Gouraud

Je fais du Yoga qui s’apparente plutôt à du Yoga étirement. J’en fais pendant 5 minutes par jour, ça me permet d’apporter de la souplesse à mon corps. Je lis une bonne demi-heure par jour. Je fais de la lecture active : je surligne les passages impactant pour moi.

J’écoute mes audios énergétiques chaque jour. Entre 1 et 4, selon le blocage du moment, car je suis comme tout le monde. Aujourd’hui, j’ai le recul nécessaire pour identifier les blocages avant qu’ils soient trop impactant. J’essaie d’apporter rapidement de la fluidité et de la simplicité dans ma vie.

Je fais beaucoup de musique. Je joue du Ukulélé. C’est important de se détacher du regard des autres et surtout de son propre regard. Ce n’est pas grave de faire de fausses notes, le plus important c’est de se faire du bien. Je médite aussi tous les jours. J’utilise une nouvelle application « Synctuition », elle est en anglais, mais elle est accessible avec un anglais scolaire. C’était impensable pour moi, il y a quelque temps, de méditer. Aujourd’hui, c’est devenu important et je sens des bienfaits palpables dans ma vie.

Je fais aussi du « breathworking », des techniques de respiration. Je profite de ces moments-là pour travailler mes visualisations. Je pratique la gratitude, tantôt à l’écrit et tantôt à voix haute.

Qu’est-ce que la Sandrine d’aujourd’hui aurait envie de dire à la Sandrine d’avant ?

Sandrine Gouraud

Tu vas bien te marrer ! Lâche un peu plus prise parce que tu es peu trop dans le contrôle. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Vois plus loin et écoute-toi, tu sais ! Donne, mais ne donne pas tout ! Parfois, on donne beaucoup alors qu’il faut savoir se préserver.

Je lui dirais n’attends pas d’aller mal pour tenter d’aller mieux et que tout est possible ! Aujourd’hui, je vis ce que j’ai clairement demandé à manifester dans ma vie. J’ai envie de le savourer pleinement. Je dirais à la Sandrine d’avant de viser grand ! Malgré tout ce que je sais aujourd’hui, je lui dirais ne change rien ! Parce que si je pouvais avoir une incidence sur elle, je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui. Tous ses doutes, toutes ses peurs, son manque de confiance, tout cela fait ce que je suis aujourd’hui. Et tout est juste !

J’espère que cette interview t’aura inspiré ! N’hésite pas à laisser un commentaire et à la partager si le cœur t’en dit ! Pour découvrir les autres interviews, c’est par ici !

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2 commentaires

  1. Merci pour ce délicieux moment.
    Article pleins de fraîcheur bravo Maëva et comme dirait Sandrine « tout est juste et à sa place ».
    Sandrine notre magicienne au grand coeur… honnête, généreuse, sans filtre, drôle, l’un de ses buts étant « de nous aiders à nous aiders »…. Alors, gratitude infinie car cela fonctionne 🙏❤️.

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